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Les dimensions standard des différents escaliers

Les dimensions standard des différents escaliers

S’il est un élément d’architecture complexe, c’est bien l’escalier. Sa conception exige d’innombrables calculs pour qu’il soit à la fois sécurisé et confortable à l’usage, c’est-à-dire le moins contraignant possible pour ses utilisateurs. Voici quelques indications concernant les standards auxquels l’escalier doit idéalement répondre.

Escalier : un élément architectural qui ne se fabrique pas au hasard

Tout escalier doit pouvoir permettre à l’utilisateur de gravir les étages confortablement en fournissant peu d’efforts. Pour cela, il est impératif de respecter des dimensions bien particulières. Des standards ont été édictés par Jacques-François Blondel, un architecte français (1618-1686) qui fut Directeur de l’Académie de l’Architecture, et qui théorisa une « formule de calcul Escalier » que l’on utilise encore aujourd’hui.

Petit aperçu du glossaire se rapportant à un escalier

Le vocabulaire technique qui se rapporte à l’escalier est très spécifique et il est important de le connaître si l’on souhaite fabriquer soi-même cet élément d’architecture. Son glossaire inclut par exemple :

  • Le limon, structure de l’escalier,
  • L’encombrement, importance au sol,
  • L’échappée ou hauteur à l’aplomb des marches : c’est dans la majorité des cas la hauteur sous-plafond.
  • L’emmarchement ou largeur de passage,
  • Le ou les paliers appelés aussi plateformes,
  • Les marches (on appelle volée les marches qui se trouvent entre deux paliers), la partie verticale de chaque marche étant nommée la contremarche, sachant que certains escaliers ne possèdent pas de contremarches,
  • Le garde-corps rampant,
  • La rampe qui comprend la main-courante (partie sur laquelle l’utilisateur pose sa main) et le garde-corps rampant,
  • La trémie, ouverture dans le plafond où aboutit l’arrivée de l’escalier
  • Le chevêtre, élément de la trémie,
  • L’échiffre, c’est le mur sur lequel repose l’escalier.

Cette liste n’est pas exhaustive.

Escalier : calcul de base

La formule universellement utilisée pour la création d’un escalier prend en compte :

  • La hauteur d’une marche : h,
  • Le pas qui signifie la profondeur utile d’une marche, soit la distance entre le nez et la contremarche : g.

Selon Jacques-François Blondel, le meilleur confort de montée est celui qu’offre un escalier dont le giron est élevé et la hauteur d’une marche relativement faible comme le sont plus généralement les escaliers de l’ancienne époque. A contrario, plus un escalier est raide, moins son ascension est confortable. C’est le cas de bien des escaliers contemporains qui présentent un giron peu élevé et une hauteur de marche plus conséquente.

Pour fabriquer un escalier, il faut aussi tenir compte de la place dont on dispose. Cette contrainte peut nécessiter de faire varier la forme de cet élément architectural et/ou le nombre de marches. Mais dans tous les cas, il est fondamental de s’en tenir à :

  • Un giron de plus ou moins 30 cm et qui ne devrait pas être inférieur à 23 cm,
  • Une hauteur de marche de 21 cm au maximum mais idéalement comprise entre 16 et 17 cm.

La longueur d’un pas sur une marche est nommée le pas de foulée. On considère qu’il se situe entre 60 et 64 cm, mais il peut être admis au minimum à 57 cm et au maximum à 65 cm, toujours dans un souci de confort. Selon la formule de Blondel, il correspond à 2 h + 1 g. C’est-à-dire que l’on additionne 2 hauteurs de marche à 1 giron. Exemple pour un escalier dont la hauteur de marche est de 17 cm et le giron est de 24 cm, on obtient donc (2 x 17) + 24 soit un pas de foulée de 58 cm. Cette valeur est aussi nommée la relation de Blondel.

Dimensions d’un escalier : les normes

L’escalier doit obligatoirement répondre à des normes et réglementations s’il est destiné au public, s’il s’agit d’un escalier pour évacuation incendie ou encore si c’est un escalier industriel. Dans le domaine privé, les normes ne sont pas obligatoires. Mais les constructions individuelles destinées à être vendues ou louées doivent se conformer à la réglementation concernant l’accessibilité des personnes en situation de handicap.

Toutefois, si l’on souhaite disposer d’un escalier à la fois confortable et sécurisé, mieux vaut suivre les préconisations suivantes :

  • Le garde-corps doit être conforme aux normes de fabrication NF P01-012 et NF P01-013
  • Les dimensions telles que nous les avons détaillées précédemment, à savoir :
    • De 21 à 27 cm pour le giron,
    • De 17 à 21 cm pour la hauteur de chaque marche,
  • Respecter une largeur de passage au moins égale à 70 cm.

C’est un minimum à retenir, mais les dimensions standard ne s’arrêtent pas là, car elles concernent aussi les angles, les inclinaisons ou encore le nombre de marches, à savoir :

  • Angles d’un escalier : entre 25 et 42° soit aux environs de 32° pour un escalier droit,
  • Inclinaison d’un escalier : elle doit être acceptable pour limiter les efforts mais aussi les risques de chutes. L’inclinaison recommandée se situe entre 30 et 35°. Moins l’escalier est incliné, moins l’utilisateur doit fournir d’efforts pour monter à l’étage.
  • Nombre de marches d’un escalier : pour le calculer il suffit de diviser la hauteur de l’escalier par la hauteur de marche souhaitée. On compte généralement 17 marches pour une hauteur 2,80 m ou encore 15 marches pour une hauteur totale de 3,00 m. Il faut bien entendu toujours conserver une hauteur de marche confortable. Le nombre maximum de marches ne doit pas excéder 18 si l’on veut éviter que l’escalier ne soit trop contraignant.
  • Surface au sol (encombrement) d’un escalier : elle dépend de la typologie de l’escalier.
  • Echappée : au minimum 1,90 à 2 m
  • Emmarchement : 0,80 à 1,00 m est souhaitable pour permettre à deux utilisateurs de se croiser sans se gêner.

Les contraintes auxquelles sont confrontés les fabricants d’escaliers sont vraiment considérables. On ne se lance donc pas soi-même dans ce type de conception si l’on ne possède aucune connaissance en la matière. Certes, pour se simplifier la tâche, il est possible d’utiliser une feuille de calcul escalier en ligne. Mais cela risque de ne pas suffire à tous ceux qui ne bricolent que de façon très épisodique.

Pour des raisons de sécurité tout d’abord, de praticité et de confort ensuite, on ne saurait trop recommander de confier la conception et son installation à un spécialiste tel qu’un menuisier. Un maçon peut fabriquer un escalier en béton et si l’on souhaite installer chez soi un escalier 100 % métallique, il est possible de le faire réaliser par un ferronnier. L’idéal est de demander plusieurs devis escaliers afin de pouvoir étudier les différentes prestations et comparer les prix.

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